" Elle continue d'avancer,belle métaphore, elle ne fait que marcher. Suivre la route d'un pas lent. Les pieds aussi lasses de marcher que le sont ses yeux de verser ces inpitoyables larmes de malheur. Elle sait bien qu'il n'a jamai servi de pleurer. Que les larmes n'évacuaient rien qu'un signe de désespoir aux yeux des autres. Une alarme, un signe de détresse. Mais les autres, elle n'en avait pas besoin, elle n'en avait plus besoin. Les voitures passaient à sa hauteur sans même s'arrêter.
Seule la pluie ce soir se préoccupait d'elle à se ruer sur son corps frêle et tremblant. Elle frissonnait, mais rien ne se fesait sentir à côté des spasmes que provoquaient ses pleures, saccadant sa respiration. De loin on aurait sûrement pû croire qu'elle souriait le visage ainsi crispé. Pourtant non, et Dieu sait qu'elle aurait aimé sourire. Sourire au monde, un sourire moqueur, quelque peu méprisant. Ouais, elle aurait aimé pouvoir mépriser le monde. Elle marchait toujours sans même regarder autour d'elle, la tête baissée comme honteuse, sa souffrance, elle ne la devait qu'à elle-même, et ce n'est pas ainsi qu'elle aurait pû le mépriser ce putin de monde. C'est à peine si le Diable l'enviait d'être envie.
Mais quand était-il de « vivre »? Ce verbe ne se conjuguait plus pour elle. Et le bonheur? Proscrit depuis déjà bien longtemps. Il ne lui restait en ce bas monde que l'espoir, espoir qui s'éteignait peu à peu en elle comme une bougie qui commençait à manquer d'oxygène. On dit aussi qu'il y a l'amour. Que d'ailleurs même avec l'amour on n'a plus besoin ni de vie, ni d'espoir, ni de bonheur. Que l'amour est au delà de tout ça. Que même la vie n'est plus en jeu. Elle qui pourtant à la don de toujours vouloir tout contrôler. Il paraît qu'on peut aussi mourir d'amour. C'est beau n'est-ce-pas? Elle ne demmande qu'à voir...
Elle tente de sécher ses larmes. Et respire à présent presque normalement. Ca fait maintenant une dizaine de minutes qu'elle observe, sous un abris de bus, appuyée sur la paroie contre laquelle elle s'est laissée glisser épuisée, la pluie tomber. Elle est mouillée jusqu'aux os et a l'impression de trembler, mais elle ne le sent pas, pas plus que sa lèvre inférieur que ses dents torturent, et ses mains abîmées, congélés , elle ne sent plus. Alors quand on ne sent plus la douleur que nous reste-il encore pour venir s'opposer à la mort. La peur. Et elle a toujours peur, elle le sait. Peur de quoi? Peu importe. Et la bougie, qui persiste et trouve encore de l'oxygène on ne sait où à l'intérieur d'un être vide de désirs et de rêves. Bien alors il reste peut-être un délai au bonheur. Qu'elle attend à n'en plus pouvoir... Mais que fait-il? Il manque à l'appel, depuis tellement longtemps."
Seule la pluie ce soir se préoccupait d'elle à se ruer sur son corps frêle et tremblant. Elle frissonnait, mais rien ne se fesait sentir à côté des spasmes que provoquaient ses pleures, saccadant sa respiration. De loin on aurait sûrement pû croire qu'elle souriait le visage ainsi crispé. Pourtant non, et Dieu sait qu'elle aurait aimé sourire. Sourire au monde, un sourire moqueur, quelque peu méprisant. Ouais, elle aurait aimé pouvoir mépriser le monde. Elle marchait toujours sans même regarder autour d'elle, la tête baissée comme honteuse, sa souffrance, elle ne la devait qu'à elle-même, et ce n'est pas ainsi qu'elle aurait pû le mépriser ce putin de monde. C'est à peine si le Diable l'enviait d'être envie.
Mais quand était-il de « vivre »? Ce verbe ne se conjuguait plus pour elle. Et le bonheur? Proscrit depuis déjà bien longtemps. Il ne lui restait en ce bas monde que l'espoir, espoir qui s'éteignait peu à peu en elle comme une bougie qui commençait à manquer d'oxygène. On dit aussi qu'il y a l'amour. Que d'ailleurs même avec l'amour on n'a plus besoin ni de vie, ni d'espoir, ni de bonheur. Que l'amour est au delà de tout ça. Que même la vie n'est plus en jeu. Elle qui pourtant à la don de toujours vouloir tout contrôler. Il paraît qu'on peut aussi mourir d'amour. C'est beau n'est-ce-pas? Elle ne demmande qu'à voir...
Elle tente de sécher ses larmes. Et respire à présent presque normalement. Ca fait maintenant une dizaine de minutes qu'elle observe, sous un abris de bus, appuyée sur la paroie contre laquelle elle s'est laissée glisser épuisée, la pluie tomber. Elle est mouillée jusqu'aux os et a l'impression de trembler, mais elle ne le sent pas, pas plus que sa lèvre inférieur que ses dents torturent, et ses mains abîmées, congélés , elle ne sent plus. Alors quand on ne sent plus la douleur que nous reste-il encore pour venir s'opposer à la mort. La peur. Et elle a toujours peur, elle le sait. Peur de quoi? Peu importe. Et la bougie, qui persiste et trouve encore de l'oxygène on ne sait où à l'intérieur d'un être vide de désirs et de rêves. Bien alors il reste peut-être un délai au bonheur. Qu'elle attend à n'en plus pouvoir... Mais que fait-il? Il manque à l'appel, depuis tellement longtemps."

